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Propolis et miellat de chêne

Miellat de chêne

Les abeilles peuvent se nourrir de deux substances pour créer le miel : le nectar de fleur ou le miellat. Mais de quoi s’agit-il ? 

Principalement présent dans les miels de forêts, comme le, miel de chêne, il leur donne cette saveur toute particulière.

Dotés d’un système digestif hors norme, les pucerons, cochenilles, aleurodes, psylles… , ces êtres minuscules, sucent la sève des arbres et des plantes et sont capables de la sécréter en un temps record. Ils la transforment en une substance sucrée dont raffolent les abeilles et les fourmis : le miellat.

Les ouvrières jaunes et noires butinent ce miellat et le ramènent à la ruche pour le transformer en miel. Sombres car très riches en matières minérales, les miels de miellat sont plus forts que les miels de fleurs. Ces miels sont très conseillés contre les états de fatigue, d’anémie, d’asthénie pour leur apport en oligo-éléments et en sels minéraux.

Les miels de miellats sont également plus riches en antioxydants que les miels de nectar.

Pour la petite histoire, les fourmis élèvent même les pucerons ! Elles les transportent et les chouchoutent pour obtenir le précieux miellat.

Ces miels de miellats sont souvent un peu plus honéreux, et bénéficient d’une excellente image de marque dans certains pays, notamment en Allemagne.  dans certains pays (Allemagne par exemple) d’une excellente image de marque. Les anglo-saxons le nomment même « honeydew », rosée de miel.

 

 

 

La propolis en santé humaine, propriétés thérapeutiques

 En tant que médicament, la propolis est utilisée pour ses propriétés antibactériennes, antivirales, fongicides, anesthésiques, anti-ulcéreuses, anti-inflammatoires, immunostimulantes , hypotensives et anti-tumorales. Les actions sur le système cardiovasculaire se traduisent notamment par des effets antihypertenseur, hypo-glycémique, et anti-dyslipidémiques. Les actions sur le système immunitaire comprennent l’activation des macrophages, la modulation des lymphocytes et la prolifération des anticorps , la production de cytokines , et la diminution des facteurs de transcription alors que les effets anti-tumoraux observés ont été principalement attribuée à une réponse immunitaire accrue . Les effets anti-inflammatoires ont été démontrés in vivo par suppression de la production des prostaglandines et leucotriènes, ainsi que la suppression de la voie de lipo-oxygénase du métabolisme de l’acide arachidonique. Les effets de la propolis chez des patients asthmatiques ont démontré une réduction de la fréquence des crises d’asthme et une augmentation de la fonction ventilatoire. Les produits à base de propolis utilisés comme compléments alimentaires sont étiquetés avec diverses allégations de santé. Ces allégations s’appuient sur la législation européenne (règlement 1924/2006), sur des références scientifiques de livres et de revues, des rapports scientifiques (en santé humaine et animale, étude in vivo et in vitro, méta-analyse, études cliniques). Ces allégations de santé sont signalées dans les pays de l’UE, mais malheureusement, le Conseil scientifique n’a reconnu que certaines d’entre elles, comme les propriétés antioxydantes et immuno-stimulantes. Comme produit cosmétique, le propolis est utilisé dans la santé buccodentaire comme rince-bouche, dentifrice, gel oral et pastille pour la gorge à cause de ses propriétés anti-bactériennes et anti-inflammatoires présumées et aussi dans divers produits de soins de beauté (crèmes et lotions pour le visage, shampooings, gels douche etc). Les principales allégations de santé et les propriétés thérapeutiques de la propolis seront présentées

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Les abeilles peuvent se nourrir de deux substances pour créer le miel : le nectar de fleur ou le miellat. Mais de quoi s’agit-il ? Le miel de miellat est une substance que les abeilles fabriquent à partir des rejets non assimilés des pucerons que ces derniers extraient sur les feuilles des arbres (sève) .

Principalement présent dans les miels de forêts, comme le, miel de chêne, il leur donne cette saveur toute particulière.

Dotés d’un système digestif hors norme, les pucerons, cochenilles, aleurodes, psylles… , ces êtres minuscules, sucent la sève des arbres et des plantes et sont capables de la sécréter en un temps record. Ils la transforment en une substance sucrée dont raffolent les abeilles et les fourmis : le miellat.

Les ouvrières jaunes et noires butinent ce miellat et le ramènent à la ruche pour le transformer en miel. Sombres car très riches en matières minérales, les miels de miellat sont plus forts que les miels de fleurs. Ces miels sont très conseillés contre les états de fatigue, d’anémie, d’asthénie pour leur apport en oligo-éléments et en sels minéraux.

Les miels de miellats sont également plus riches en antioxydants que les miels de nectar.

Pour la petite histoire, les fourmis élèvent même les pucerons ! Elles les transportent et les chouchoutent pour obtenir le précieux miellat.

Ces miels de miellats sont souvent un peu plus honéreux, et bénéficient d’une excellente image de marque dans certains pays, notamment en Allemagne.  dans certains pays (Allemagne par exemple) d’une excellente image de marque. Les anglo-saxons le nomment même « honeydew », rosée de miel.

Pour comprendre les qualités du miel, il faut comprendre de quoi il se compose :

  • d’eau: il s’agit d’une eau dite « lourde », le deutérium, qui date des premiers temps de l’univers, et qui est extraite de la profondeur de la terre par les racines des plantes butinées.
  • de matières sèches : plus de 15 sucres différents, en proportion différentes selon les miels. Ce qui confère au miel une action stimulante et équilibrée pour booster notre énergie.
  • d’enzymes: l’une d’entre elles, la glucose-oxydase, facilite la cicatrisation des plaies. Mais il ne faut pas que le miel soit chauffé.
  • des acides organiques: gluconique, acétique, citrique, etc. Ils sont responsables d’un PH à 3,9. en moyenne.
  • 19 acides aminés libres et des protéines: les acides aminés participent au bon fonctionnement de notre métabolisme général. Le miel de bruyère callune est l’un des plus riches, avec 2 % de protéines, soit l’équivalent du lait maternel !
  • des esters de cholestérol : ils participent à la biosynthèse des hormones. Ils sont en quantité significative dans le miel de tournesol.
  • des minéraux :il y en a plus de 30. Du potassium (garrigue, châtaigner, forêt) ; du phosphore – sapin, forêt) ; du calcium (colza, bruyère, forêt) ; du magnésium ( forêt, sapin) ; du fer (callune, sapin), etc.
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Résumé

Dans nos sociétés modernes, l’incidence des cancers ne cesse d’augmenter malgré les progrès thérapeutiques et ces pathologies demeurent une cause majeure de mortalité. Par ailleurs, les traitements anticancéreux présentent souvent de nombreux effets secondaires et les patients sont en demande de traitements complémentaires naturels, susceptibles d’améliorer la qualité de vie lors de chimiothérapies lourdes.

La propolis présente à cet égard un réel intérêt pour de nombreux types de cancer. La prise de propolis lors de chimiothérapie ou de radiothérapie permet de diminuer les effets secondaires des traitements, en particulier d’améliorer l’immunité des patients par un effet positif sur les cellules sanguines. L’efficacité antiseptique de la propolis offre en plus une bonne protection contre de nombreux germes chez des patients fragiles.

Par ailleurs, des étudesin vitroont montré que la propolis inhibe la multiplication de plusieurs lignées de cellules cancéreuses. L’efficacité de cette inhibition dépend de la composition de la propolis qui varie selon les sources végétales. Des recherches récentes ont mis en évidence l’importance des dérivés de l’acide caféïque dans cet effet cytostatique. De plus, des étudesin vivomenées sur des souris à l’Université de Zagreb montrent que l’association de propolis aux traitements anticancéreux (5-FU, mitomycine) améliore significativement la survie des souris par rapport au traitement anticancéreux seul. Ces résultats prometteurs devraient stimuler des études futures pour caractériser les phénomènes de synergie1 probable entre traitements anticancéreux et propolis, tout en améliorant la tolérance du traitement et l’immunité du patient.

Introduction

Les abeilles utilisent la propolis pour le calfeutrage de la ruche et le maintien d’une asepsie interne (momification des cadavres à l’aide de propolis). Elles en enduisent l’intérieur de la ruche (cadres, fissures), ce qui s’explique par les propriétés pharmacologiques de la propolis. En effet, cette résine est secrétée par les arbres pour protéger leurs bourgeons : selon les espèces végétales, cette résine présente une coloration variable (ambrée, verte, rouge, brun foncé) et une consistance collante et translucide.

Sa composition varie de même en fonction des arbres, mais toutes les propolis renferment une multitude de substances actives d’origine végétale (huiles essentielles, flavonoïdes, dérivés de l’acide caféïque) qui présentent des activités antiseptiques et antioxydantes. Selon l’origine de la propolis, les composés végétaux s’élèvent à 200 ou 300 molécules. Cette composition complexe a des répercussions importantes sur l’activité pharmacologique : la synergie entre ces molécules renforce l’efficacité du mélange.

1; Synergie : l’activité du mélange est supérieure à la somme des activités individuelles. Par exemple, le mélange d’un composé A d’activité 1 combiné à un composé B d’activité 1 présente une activité globale supérieure à 2.
Utilisation de la propolis dans le traitement des cancers

De par ses propriétés pharmacologiques, l’utilisation de propolis dans le traitement des tumeurs présente de multiples effets bénéfices pour le patient et améliore la tolérance des traitements chimiothérapiques et radiothérapiques de manière significative.

D’une part, les propriétés antiseptiques très étendues de la propolis (antibactérienne, antifongique, antivirale) permettent une protection efficace envers un grand nombre de germes infectieux (voir tableau 1). L’efficacité de la propolis sur des germes multi-résistants, comme les staphylocoques dorés résistants à la méticilline (MRSA), a été démontrée à de nombreuses reprises.

 

Tableau 1 : Activité de la propolis sur les germes potentiellement responsables de complications infectieuses.

 

 

 

Activité

Germes

Molécules impliquées

 

 

 

Antibactérienne

Staphylocoques (y compris MRSA), streptocoques, bacille de Koch,Salmonella,Klebsiella pneumoniae,Pseudomonas aeruginosa,Helicobacter pylori

Pinocembrine, galangine, acide caféique, acide férulique…

Antifongique

Candida,Aspergillus, Trichophyton, Microsporum

Pinocembrine, pinobanksine, acide caféique, ester benzylique, sakuranétine et ptérosilbène.

Antivirale

HSV, HIV, VSV, grippes A et B…

Acide caféique, lutéoline et quercétine

Amaebicide

inhibitionGiardia et Trichomonas

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Le spectre étendu de l’activité antiseptique de la propolis offre donc une couverture prophylactique très utile à des patients fragilisés. En effet, les traitements chimiothérapiques doivent souvent être interrompus pour cause d’infections chez ces patients, et la propolis est bien tolérée par la plupart des patients (par rapport à des antibiotiques « classiques » qui provoquent candidoses et autres désagréments).

De même, les patients sous chimiothérapies présentent souvent des déficits transitoires de certaines lignées cellulaires du sang accompagné d’un déficit immunitaire, ce qui les fragilise encore plus. Les effets secondaires de nombreuses chimiothérapies comprennent la dégradation de la formule sanguine, avec notamment une baisse importante des globules blancs et rouges, qui met parfois en péril la poursuite du traitement. Ce qui peut se révéler catastrophique dans bien des cas...  L’association de propolis à la chimiothérapie donne des résultats intéressants : les globules blancs diminuent en proportion moitié moindre et le nombre de globules rouges redevient normal au bout de 35 jours de traitement.

Mais l’intérêt de la propolis dans le traitement des cancers ne se limite pas à une protection efficace contre les infections ou à une régénération du système immunitaire. En effet, et depuis longtemps, des effets anticancéreux ont été mis en évidencein vitro, et depuis les années 1990,in vivo. Nous vous proposons un tour d’horizon d’études publiées qui souligne la nécessité de prendre au sérieux ces approches innovantes qui présentent des résultats remarquables avec une tolérance appréciable de ces traitements.

Etudein vitroetin vivode l’activité de la propolis

Les extraits éthanoliques de propolis inhibent la croissance de nombreuses lignées cancéreuses humaines dans des essaisin vitro(voir tableau 2). Les composés responsables de cet effet ont été isolés: la quercétine (antioxydant naturel), l’acide caféique et ses dérivés (CAPE) et le diterpène clérodane détruisent les cellules cancéreuses. En particulier, le clérodane présente une toxicité sélective sur les cellules tumorales. L’acide caféique provoque la mort cellulaire de lignées tumorales de cancer du sein, de mélanomes, de cancers du colon et du rein. Une autre substance appelée Artépilline C présente aussi une toxicité sélective sur les cellules de carcinomes gastriques et de cancer du poumon chez l’humain.

Des recherches récentes tentent de caractériser les mécanismes par lesquels les composés de la propolis responsables de cette cytotoxicité agissent. Il s’avère que plusieurs mécanismes sont en jeu :

            1) la propolis bloque la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur. L’interruption de l’irrigation de la tumeur la prive de nutriments nécessaires à sa croissance. L’acacétine, l’apigénine, l’artépilline C, les dérivés caféiques (CAPE), la chrysine, l’acide p-coumarique, la galangine, le kaemférol, la pinocembrine et la quercétine sont impliqués dans cette action.

Deux des composés, les esters caféiques (CAPE) et la quercétine, possèdent une forte activité inhibitrice sur la formation et la prolifération de cellules endothéliales et présentent une forte activité antioxydante. De même, l’artépilline C, la galangine et le kaempférol, qui présentent une forte activité antioxydante, possèdent aussi une puissante aptitude à bloquer l’irrigation des tumeurs. Par contraste, l’acacétine, l’apigénine, et la pinocembrine, qui présentent une activité antioxydante faible, bloquent aussi l’irrigation des tumeurs de manière considérable.

            2) la propolis stimule le système immunitaire. Une étude en double aveugle effectuée en Pologne sous la direction du Pr. Scheller montre que la propolis stimule le système immunitaire par la libération de substances qui protègent de la détérioration cellulaire. Par ailleurs, la propolis provoque la destruction de bactéries pathogènes et stimule la formation d’anticorps. Ce renforcement des défenses cellulaires augmente la résistance aux maladies. De même, l’activité des phagocytes est accrue par la propolis.

       3) la propolis favorise l’élimination des radicaux libres. De nombreux flavonoïdes contenus dans la propolis présentent de puissantes activités antioxydantes. Cette capacité antioxydante peut prévenir l’oxydation des lipides, protéines et même de l’ADN par les radicaux libres.

            4) la propolis prévient la dégradation de l’ADN. Les esters caféiques (CAPE), même à faibles doses, peuvent prévenir les erreurs de réplication dans les cellules saines et peuvent induire l’apoptose (mort cellulaire) des cellules cancéreuses. Le bénéfice est donc double: protection des cellules saines et destruction des cellules cancéreuses. Cet effet sélectif a été confirmé par l’étude de Su et al. (1995) et la protection de l’ADN des cellules saines a été confirmée par plusieurs équipes (Banskota et al 2001, Suzuki et al, 2002).

            5) la propolis présente un effet antitumoral. La capacité de destruction des cellules cancéreuses a été démontrée à la fois dans des étudesin vitroet dans des études animalesin vivo. Un des composés responsable de cet effet est encore l’artépilline C, qui provoque la fragmentation de l’ADN des cellules cancéreuses (Kimoto et al 1998). Cet auteur a montré que des injections intratumorales de 500 mg d’artépilline C provoque l’apoptose des cellules tumorales et l’élévation des défenses immunitaires.

L’administration orale de CAPE à des souris souffrant de tumeurs des poumons entraîne une réduction de la taille des tumeurs de 50% (Nagaoka et al 2002). Par comparaison avec un traitement au cisplatine, aucune différence n’est constatée pour l’efficacité des traitements, mais les souris recevant le cisplatine présentaient des pertes de poids significatives non observées avec la propolis (Nagaoka et al 2003). Ces auteurs concluent que les esters caféiques (CAPE) présentent un effet cytoxique et diminue le caractère invasif de ces métastases.

            6)la propolis présente une synergie avec les traitements chimiothérapiques classiques. La propolis agit en synergie avec les traitements chimiothérapiques comme le 5-fluorouracile (Suzuki et al 2002). Les propriétés antioxydantes de la propolis réduisent les effets secondaires des chimiothérapies sans amoindrir leurs effets thérapeutiques (Santos & Cruz 2001). Lors d’essais sur des souris avec deux produits anticancéreux (mitomycine C et 5-FU), la combinaison des drogues et de la propolis provoquait de loin l’effet de régression le plus grand, spécialement dans les stades avancés, par rapport aux drogues isolées. L’utilisation de la propolis conduisait à des niveaux supérieurs de globules blancs et rouges, et à des effets secondaires moindres. Cette étude concluait que la propolis améliorait la biodisponibilité des drogues prescrites. Par conséquent, l’effet désiré pouvait être atteint à des doses inférieures avec moins d’effets secondaires.

A l’université de Zagreb, un programme de recherches sur la souris a été mis en place par Ivan Basic et sa collègue Nadia Orsolic. Apres inoculation de cellules cancéreuses, l’étude vise à vérifier l'effet de plusieurs substances, dont la propolis, en préventif et en curatif, et à plus ou moins long terme. Le premier enseignement est la confirmation de la synergie qui existe entre les composés de la propolis : alors que le lot de souris témoins développaient en moyenne 62 métastases, le lot traité avec l’acide caféique présentait 43 métastases en moyenne et le lot traité avec la propolis 22 métastases. Cela confirme la synergie postulée puisque l’acide caféique est connu pour ses effets anticancéreux. A noter que si le traitement est préventif, les résultats sont encore meilleurs.

Par ailleurs, la propolis renforce l'effet des chimiothérapies, ce que confortent deux types d'études. L'équipe de Zagreb remarque d’abord que la propolis se montre plus efficace qu'un produit couramment utilisé en chimiothérapie, l'épirubicine. Ainsi, alors que le lot témoin développe 62 métastases en moyenne, la chimiothérapie limite leur nombre à 28 et la propolis à 15 ! Mais dans un deuxième temps, les chercheurs montrent que l’association de la chimiothérapie et de la propolis réduit le nombre de métastases à 4.
 
Par ailleurs, une étude japonaise confirme ces résultats. L’association de la propolis avec la Mitomycine ou le 5-FU, deux traitements classiques du cancer, permet de stopper leur croissance au bout de trois semaines, alors que les chimiothérapies ne font que la ralentir. Le pronostic des souris est légèrement amélioré par la propolis ou les anticancéreux : la mort survient en moyenne au 20ème jour pour le lot témoin, au 25ème jour pour le lot traité par la propolis et au 75ème jour pour le lot traité par les anticancéreux. Mais seul le lot de souris traité par la propolis et les anticancéreux voit son pronostic significativement amélioré : après 100 jours (la moitié de la vie d’une souris), 40% des souris ne sont pas mortes et l’autopsie révèle une nécrose des tumeurs qui prouve la régression synergique des tumeurs.

Enfin, Padmavathi et al (2005) étudient la combinaison du paclitaxel et de propolis chez des souris porteuses de cancers du sein induits par le DMBA. Ces auteurs concluent que les deux traitements combinés suppriment les tumeurs du sein, diminuent la peroxydation des lipides et accroissent les activités de mécanismes antioxydants comme la superoxyde dismutase et la vitamine C qui participent à des processus métaboliques essentiels.

Conclusion

De nombreux travaux de recherche confirment l’intérêt de la propolis en association avec des traitements chimiothérapiques et/ou radiothérapiques. Les activités nombreuses des extraits de propolis justifient ces résultats prometteurs, et de nombreux chercheurs soulignent que l’efficacité des traitements chimiothérapiques est accentuée par la prise de propolis, avec de nombreux bénéfices associés en termes de tolérance et de confort pour le patient. Ces chercheurs recommandent avec insistance la mise en place d’essais cliniques puisque tous les résultats indiquent les bénéfices de l’association, que ce soit en chimiothérapie ou en radiothérapie.

Par ailleurs, la complexité de sa composition et la synergie mise en évidence entre ses composés sur de nombreuses lignées cancéreuses soulignent que la pharmacologie des substances naturelles demeure encore méconnue : la thérapeutique moderne s’est enfermée dans une approche analytique dans laquelle certaines substances actives (les principes actifs) sont considérées comme seules responsables de l’activité d’une plante ou d’un mélange complexe. Cette approche exclut toute interaction entre les divers composés d’un mélange (synergie) et se limite à des composés isolés très actifs (et potentiellement toxiques), alors que les interactions pharmacologiques sont omniprésentes dans le Règne Végétal. L’analyse individuelle des composés réduit l’activité réelle du produit puisque la séparation des molécules élimine les interactions pharmacologiques existantes (synergie, potentialisation) : les produits naturels, complexes dans leur composition, présentent des activités réelles mais difficiles à mettre en évidence par cette approche analytique, alors que des molécules synthétiques isolées peuvent être facilement classées, même si cette mesure unidimensionnelle de l’activité pharmacologique est artificielle et potentiellement trompeuse.

Pour toutes ces raisons, des études pharmacologiques de l’activité anticancéreuse de la propolis sont plus que jamais nécessaires et prometteuses : des études récentes montrent que les propolis d’origine néerlandaises, portugaises, brésiliennes ou croates présentent une efficacité comparable sur de nombreuses lignées cancéreuses.


Tableau 2 : activité in vitro de la propolis sur diverses lignées cancéreuses

Lignées cellulaires

Type de cancer

Activité et  commentaires

Références

 

 

 

 

Κ-B

Carcinome du nasopharynx

Cytostatique (Ether)

Hladon et al. 1980

HeLa

Cancer du col de l’utérus

Cytostatique (Ether)

Hladon et al. 1980

HeLa

 

50 % inhibition (10 mg/ml)

Ban et al.

MCF-7

Cancer du sein

Cytostatique
(10 μg/ml CAPE)

Grunberger et al 1988

SK-MEL-28

Mélanome

Cytostatique
(10 μg/ml CAPE)

 Grunberger et al 1988

SK-MEL-28

Mélanome

Cytostatique
(10 μg/ml CAPE)

Grunberger et al 1988

HT-29

Cancer du colon

Cytostatique puissant

Grunberger et al 1988

 

Cancer rénal

Cytostatique puissant

Grunberger et al 1988

Chinese Hamster Ovary

Cancer de l’ovaire

Cytostatique (Dérivés naphtalène)

Ross 1990

HCC

Hépatocarcinome

Cytotoxique (quercétine, acide caféïque et phénylester, clérodane diterpénoïque sélective)

Matsuno 1992

Κ-B

Carcinome du nasopharynx

Cytotoxique (quercétine, acide caféïque et phénylester, clérodane diterpénoïque sélective)

Matsuno 1992

HeLa

Cancer du col
de l’utérus

Cytotoxique (quercétine, acide caféïque et phénylester, clérodane diterpénoïque sélective)

Matsuno 1992

Ehrlich C

Carcinome

Cytotoxique (in vivo)

Scheller et al 1989

 

Carcinome gastrique

Effet cytotoxique puissant (Artepilline C)

Kimoto et al 1995

 

Carcinome muqueuxin vitro

Effet cytotoxique puissant (Artepilline C)

Kimoto et al 1995

 

 

La propolis en santé humaine, propriétés thérapeutiques

 

Les produits apicoles éveillent actuellement un intérêt croissant chez les consommateurs et les producteurs. Leurs possibilités d’utilisation sont multiples, de la médecine - dans le cas du propolis -“ à l’alimentation et aux compléments nutritionnels en passant par les cosmétiques. Un examen détaillé du statut juridique des produits de la ruche sur le marché international est donc un enjeu important pour la valorisation de la production apicole. Connu sous différents noms (baume ou résine à la propolis, cire de propolis, mastique d’abeille) la propolis offre de nombreux avantages pour la santé humaine. Elle est utilisée à des fins médicinales depuis plusieurs siècles. Dès 300 avant JC, elle est citée par la médecine populaire pour ses propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes. Actuellement, la propolis est principalement utilisée comme complément alimentaire ou produit cosmétique. Elle est aussi utilisée dans certains pays comme médicament. Pour être utilisée comme produit pharmaceutique, la propolis comme tous produits naturels traditionnels, doit avoir un dossier spécial contenant: conseils d’experts (formulation, technologie, spécifications techniques, etc.), processus technologiques, procédures de validation, références scientifiques et études cliniques. En tant que médicament, la propolis est utilisée pour ses propriétés antibactériennes, antivirales, fongicides, anesthésiques, anti-ulcéreuses, anti-inflammatoires, immunostimulantes , hypotensives et anti-tumorales. Les actions sur le système cardiovasculaire se traduisent notamment par des effets antihypertenseur, hypo-glycémique, et anti-dyslipidémiques. Les actions sur le système immunitaire comprennent l’activation des macrophages, la modulation des lymphocytes et la prolifération des anticorps , la production de cytokines , et la diminution des facteurs de transcription alors que les effets anti-tumoraux observés ont été principalement attribuée à une réponse immunitaire accrue . Les effets anti-inflammatoires ont été démontrés in vivo par suppression de la production des prostaglandines et leucotriènes, ainsi que la suppression de la voie de lipo-oxygénase du métabolisme de l’acide arachidonique. Les effets de la propolis chez des patients asthmatiques ont démontré une réduction de la fréquence des crises d’asthme et une augmentation de la fonction ventilatoire. Les produits à base de propolis utilisés comme compléments alimentaires sont étiquetés avec diverses allégations de santé. Ces allégations s’appuient sur la législation européenne (règlement 1924/2006), sur des références scientifiques de livres et de revues, des rapports scientifiques (en santé humaine et animale, étude in vivo et in vitro, méta-analyse, études cliniques). Ces allégations de santé sont signalées dans les pays de l’UE, mais malheureusement, le Conseil scientifique n’a reconnu que certaines d’entre elles, comme les propriétés antioxydantes et immuno-stimulantes. Comme produit cosmétique, le propolis est utilisé dans la santé buccodentaire comme rince-bouche, dentifrice, gel oral et pastille pour la gorge à cause de ses propriétés anti-bactériennes et anti-inflammatoires présumées et aussi dans divers produits de soins de beauté (crèmes et lotions pour le visage, shampooings, gels douche etc). Les principales allégations de santé et les propriétés thérapeutiques de la propolis seront présentées

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Nommée « cire noire » dans les textes anciens, la propolis est connue et
utilisée depuis les temps les plus reculés. Hippocrate recommandait l’application de
celle-ci pour traiter les ulcères et les plaies. A Rome, les abeilles et les produits de la
ruche faisaient l’objet d’un culte, la propolis se vendant très cher et accompagnait
chaque légionnaire dans les campagnes militaires. Elle servait à momifier les
cadavres en Egypte. A la fin du XIX° siècle, la propolis était en plein essor grâce à
ses vertus anti-infectieuses, cicatrisantes et anti-inflammatoires, employée sous
forme d’onguent, d’emplâtre, de lotion ou de fumigation. De nos jours, elle est utilisée
surtout en Europe de l’est, en Asie et notamment au Japon.

La propolis est la substance composée par les abeilles pour protéger la ruche,
grâce à certains éléments naturels comme les résines végétales sécrétées par les
bourgeons et l’écorce de certains arbres, notamment les peupliers. Les abeilles vont
l’appliquer à l’intérieur et à l’extérieur de la « cité », pour fortifier et assainir
l’environnement et également s’en enduire le corps pour se protéger des maladies,
des ennemis naturels. Ainsi, l’abeille va l’utiliser pour boucher les ouvertures, lisser
les parois et surtout « désinfecter » la ruche, lieu propice au développement
bactérien, à cause de la température élevée (35-38°c), de l’humidité de 70% et de la
forte teneur en sucre au sein de celle-ci, et, également, en en enduisant les alvéoles
avant le dépôt des œufs ou le stockage du pollen ou du miel. 

De plus, associée à la cire, la propolis va servir à « momifier » tout intrus de la
ruche (souris…) qu’elles auront tué par leurs piqûres, trop lourd à déplacer pour
éviter la décomposition de celui-ci et donc la contamination de la colonie.
Très recherchée par l’Homme pour ses propriétés, très riche en composés
antioxydants et en flavonoïdes, à l’instar du vin et du thé, elle est constituée d’un
mélange de résines, cires d’origine végétale et de cire d’abeille ainsi que des
molécules aromatiques ou essences végétales, des acides organiques, des
composants phénoliques, des aldéhydes aromatiques, des coumarines, vitamines

 

Elle  est  utilisée  dans  les  atteintes  respiratoires,  ORL,  de  la  région  buccale  ou dermatologiques  grâce  à  ses  actions  anti-inflammatoire,  anesthésiante,  analgésique,immuno-stimulatrice  et  cicatrisante.Elle  trouve  aussi  une  application  en  médecine  vétérinaire  dans  le  traitementdes  plaies  infectées  ou  dans  les  cas  de  fièvre  aphteuse.

 

Composition chimique  :

   Cette  composition  est  très  complexe  avec  presque  150  constituants  différents.

Toutefois,  elle  peut  fortement  varier  d’un  type  de  propolis  à  un  autre.  [4-31-42]

Ainsi,  elle  contiendrait  50  à  55%  de  résines  et  de  baumes,  20  à  35%  de  cires

végétales  ou  de  cire  d’abeille,  5  à  10%  d’huiles  essentielles  (anéthol  et  eugénol

notamment),  5%  de  pollen  et  5%  d’autres  substances  diverses  d’origine  organique

ou  minérale.

La  propolis  est  constituée  aussi  de  plus  de  40  flavonoïdes  (flavones,

flavanones,  flavonols,  chalcones),  de  composés  phénoliques  (acide  coumarique,

acide     acétylsalicylique),     d’aldéhydes    aromatiques     (vanilline,     isovanilline),    de

composés  terpéniques,  d’acides  gras  aliphatiques  (acide  oléeique  et  stéarique),  de

sucres,       d’acides      aminés      (arginine,      proline),      d’oligo-éléments     (fer,       cuivre,

manganèse),  de  vitamines  (vitamine  A  et  vitamines  du  groupe  B).

 

Cette  composition  est  très  complexe  avec  presque  150  constituants  différents.

Toutefois,  elle  peut  fortement  varier  d’un  type  de  propolis  à  un  autre.  [4-31-42]

Ainsi,  elle  contiendrait  50  à  55%  de  résines  et  de  baumes,  20  à  35%  de  cires

végétales  ou  de  cire  d’abeille,  5  à  10%  d’huiles  essentielles  (anéthol  et  eugénol

notamment),  5%  de  pollen  et  5%  d’autres  substances  diverses  d’origine  organique

ou  minérale.

La  propolis  est  constituée  aussi  de  plus  de  40  flavonoïdes  (flavones,

flavanones,  flavonols,  chalcones),  de  composés  phénoliques  (acide  coumarique,

acide     acétylsalicylique),     d’aldéhydes    aromatiques     (vanilline,     isovanilline),    de

composés  terpéniques,  d’acides  gras  aliphatiques  (acide  oléeique  et  stéarique),  de

sucres,       d’acides      aminés      (arginine,      proline),      d’oligo-éléments     (fer,       cuivre,

manganèse),  de  vitamines  (vitamine  A  et  vitamines  du  groupe  B).

 

 Caractèresphysico-chimiques  de  la  propolis:

 

   La  propolis  est  une  substance  résineuse  hétérogène  de  consistance  solide  qui

devient  friable  en  dessous  de  15°c  et  gluante  et  molle  à  haute  température.  Sa

couleur  est  variable  selon  la  situation  géographique.  Elle  a  une  odeur  spécifique,  son

goût  est  pimenté,  et  est  très  peu  soluble  dans  l’eau,  soluble  dans  l’alcool  mais  en

fonction  de  la  température  (plus  soluble  à  température  élevée).  

Les  préparations  appelées  propomiels  sont  des  solutions  hydro-alcooliques

qui    sont     solubilisées   dans     du     miel,     permettant     une     bonne    assimilation    par

l’organisme.  

 

Propriétésgénérales  de  la  propolis  :

 

   La  propolis  a  tout  d’abord  une  forte  action  antibactérienne,  bactériostatique

pour  être  plus  précis,  ainsi  qu’une  action  antivirale,  grâce  à  la  présence  de

flavonoïdes  et  de  composés  aromatiques  (galangine,  pinocambrine…).  Cette  action

protège  la  ruche  de  la  pourriture  du  couvain  ou  maladie  de  la  loque  causée  par  un

bacille.  

Elle  inhibe  aussi  le  développement  des  levures  pathogènes,  ce  qui  permet

d’éviter  la  décomposition  de  certains  intrus  par  exemple.

De  plus,  elle  possède  des  propriétés  anesthésiantes  locales  dues  aux  huiles

essentielles  ou  encore  des  propriétés  cicatrisantes.  Elle  lutte  aussi  contre  les  caries

dentaires,  les  gingivites,  réduit  l’inflammation,  le  risque  de  thrombose,  aide  à  soigner

les  troubles  ORL,  les  aphtes,  les  ulcères  gastriques,  l’hypertension,  les  affections

pulmonaires,  la  tuberculose…  

Des  études  réalisées  au  Japon  montrent  l’intérêt  de  la  propolis  dans  le

traitement  de  maladies  comme  le  cancer  grâce  à  certaines  substances  à  activité  anti-

tumorale  comme  les  flavonoïdes  et  à  l’action  immuno-stimulatrice  de  celle-ci.

Action antibactérienne   :

 

   Des  travaux  ont  mis  en  évidence  l’action  antibactérienne,  antifongique  et  anti-

protozoaire  de  la  propolis.  

L’association  avec  des  antibiotiques  classique  permettrait  de  réduire  les

phénomènes  de  résistance  et  de  baisser  les  dosages  de  ces  produits.

Son  spectre  antibactérien  est  très  large,  en  agissant  sur  les  staphylocoques

(Staphylococcus  aureus  résistant  à  la  méthicilline),  les  streptocoques  (Streptococcus

mutans  impliqué  dans  les  caries  dentaires),  Helicobacter  pylori,  les  Bacillus,  les

salmonelles  ou  encore  les  microcoques.  

Cette  action  est  essentiellement  due  aux  flavonoïdes,  à  certaines  molécules

aromatiques  et  à  l’acide  cinnamique.  D’après  une  étude  japonaise,  la  propolis

inhiberait  la  croissance  microbienne  en  bloquant  la  division  cellulaire  et  en  détruisant

la  paroi  bactérienne,  et  ceci  principalement  sur  les  bactéries  à  gram  +.]

 

Action anti-virale :

 

   Grâce  à  la  présence  des  flavonoïdes,  la  propolis  est  efficace  contre  le

poliovirus,  les  virus  de  type  Herpes  (par  des  esters  de  l’acide  caféique)  et

l’adénovirus  et  présente  aussi  une  relative  efficacité  dans  la  grippe,  l’hépatite  B  ainsi

que  le  zona.

Même  les  propolis  ne  contenant  que  très  peu  de  flavonoïdes  ont  une  action

antivirale,  expliquée  par  certains  composants  comme  les  sesquiterpènes  ou  les

naphtoquinones  (constituants  actifs  des  essences  végétales).  

 

Action anti-fongicide   :

 

La  propolis  stimulerait  le  système  immunitaire  en  augmentant  la  production  de

macrophages,  efficaces  contre  les  affections  fongiques.

Ainsi,  elle  a  une  action  contre  les  champignons  pathogènes  que  sont  Candida

albicans,  Trichophyton  rubrum  ou  encore  Microsporum  canis.  

Action anti-mycosique :

 

   Candida,  trichophytons  et  ascomycètes  sont  sensibles  à  l’action  de  l’acide

caféique,  du  kaempférol,  de  la  pinacembrine,  de  la  galangine  et  d’autres  substances

contenues  dans  la  propolis.  Celle-ci  trouve  donc  son  intérêt  dans  les  mycoses  de  la

peau,  des  muqueuses  ORL,  du  vagin  ou  encore  les  infections  causées  par  Monilia

albicans  au  niveau  du  tube  digestif  chez  le  nourrisson.  

 

Action cicatrisante et régénératrice :

 

   La  propolis  serait  bénéfique  dans  les  cas  de  tissus  abîmés  par  exemple  au

niveau  osseux  ou  dentaire  en  favorisant  la  régénération  d’après  certaines  études  sur

l‘animal.  

Ces  actions  sont  dues  à  l’activité  anti-oxydante  des  flavonoïdes  qui  piègent  les

radicaux  libres  ainsi  qu’à  des  acides  phénoliques  et  certains  acides  aminés  comme

la  choline  (dans  la  division  donc  le  renouvellement  cellulaire)  ou  la  proline  (dans  la

synthèse  de  collagène,  de  l’élastine  et  de  facteurs  intervenant  dans  l’élasticité  de  la

peau).  

 

Action anti-cancéreuse et immuno-modulatrice :

 

   Les  propriétés  anti-carcinogènes  de  la  propolis  ont  été  démontrées  par  de

nombreuses  études  sur  l’animal.  Elles  sont  dues  aux  flavonoïdes  et  à  un  dérivé  de

l’acide  caféique  identifié  comme  étant  un  inhibiteur  tumoral.  

Egalement,  des  agents  cytotoxiques  spécifiques  des  cellules  cancéreuses

comme  l’Artepilline  C  et  le  diterpénoïde  du  Clerodane,  ce  dernier  ayant  prouvé  son

action  dans  le  traitement  du  cancer  de  l’utérus,  de  par  son  action  anti-virale,  et  dans

le  cancer  du  foie.  

La  propolis  possède  aussi  une  action  immuno-modulatrice  grâce  au  dérivé  de

l’acide  caféique  (phénylester  de  l’acide  caféique  ou  CAPE)  et  une  action  bénéfique  a

été  observée  dans  le  traitement  de  l’asthme  ainsi  que  dans  les  cas  de  cancers  du

sein  et  de  certains  types  de  leucémie.

 

Action anesthésiante :

 

La  propolis  possède  une  action  anesthésiante,  ceci  grâce  à  l’activité  des

huiles  volatiles  de  celle-ci.  Cette  action  n’est  pas  issue  d’un  mécanisme  central

comme  la  morphine  et  n’a  pas  d’effets  indésirables  comme  la  cocaïne  (collapsus,

malaises…).  

 

Action antiparasitaire :

La  propolis  est  efficace  dans  le  cas  d’infections  par  certains  parasites  comme

le  Toxoplasma  gondii  impliqué  dans  la  toxoplasmose,  particulièrement  dangereux

chez  les  femmes  enceintes,  ou  encore  contre  les  Trichomonas,  Trypanosoma  cruzi

ou  Giardia  lamblia.  Le  produit  de  la  ruche  empêcherait  la  croissance  du  parasite,

sans  que  les  principes  actifs  de  celui-ci  ne  soient  clairement  identifiés.  

 

Action anti-inflammatoire :

 

L’inhibition  de  la  synthèse  des  prostaglandines  par  les  flavonoïdes  de  la

propolis  lui  confère  cette  action  anti-inflammatoire,  utile  dans  les  inflammations  de  la

cornée,  de  la  trachée,  du  pharynx  (lors  d’intubation  prolongée  par  exemple)  ou  dans

l’arthrite  rhumatismale.  Cet  effet  est  dose-dépendant  et  est  plus  fort  pour  les  extraits

aqueux  de  propolis  ou  pour  la  cire  de  propolis  utilisée  sous  forme  de  cataplasme.  

 

Action   anti-oxydante   :

 

Grâce  à  la  présence  d’une  quarantaine  de  flavonoïdes  chez  certains  types  de

propolis,  l’activité  anti-oxydante  est  particulièrement  élevée  et  se  rapproche  de  celle

du  vin  ou  du  thé.  Mais  celle-ci  est  dose  dépendante,  c’est  à  dire  qu’elle  agit  comme

anti-oxydante  à  faible  dose  ou  est  pro-oxydante  à  dose  élevée.  Il  est  donc

nécessaire  d’identifier  la  dose  efficace.  [9]

Les     flavonoïdes     s’opposent     ainsi     à     l’oxydation    des     lipides     et     leur

transformation  en  radicaux  libres.  La  propolis  a  donc  des  effets  bénéfiques  dans  le

traitement  des  affections  du  foie,  dans  la  cataracte,  dans  l’artériosclérose  et  dans  les

dégénérescences  liées  à  l’âge.  

 

Autres   propriétés   :

 

La  propolis  peut  également  être  utilisée  chez  les  personnes  atteintes  de

radiations  ionisantes  ou  dans  le  cadre  d’hyperacidité  gastrique,  ceci  en  freinant  la

sécrétion  acide  de  l’estomac  grâce  à  la  lutéoline,  l’apigénine,  la  chrysine  et

l’artepilline  C  qui  a  une  action  directe  sur  Helicobacter  pylori.  

 

Propoliset  allergies :

 

Les  allergies  à  la  propolis  touchent  environ  1  personne/2000,  celles-ci  étant  la

plupart  du  temps  des  individus  déjà  allergiques  aux  piqûres  d’abeilles.  On  observe

des  cas  de  crises  d’asthme  si  inhalation  ou  des  dermatites  si  application  locale  sur  la

peau,  notamment  chez  les  asthmatiques  ou  les  personnes  sujets  à  l’urticaire.  [9]

Les  allergènes,  présents  dans  plus  des  ¾  des  types  de  propolis,  ont  été

clairement  identifiés  (3  esters  dérivés  de  l’acide  caféique).

Toutefois,  les  flavonoïdes  ont  une  action  antiallergique  en  inhibant  la  libération

d’histamine  par  blocage  des  canaux  calcium  au  niveau  des  mastocytes.

 

Conservation:

 

La  propolis  doit  être  conservée  à  l’abri  de  la  lumière,  de  l’humidité,  de  la

chaleur  et  doit  être  utilisée  aussi  fraîche  que  possible.

On  peut  la  conserver  sous  forme  lyophilisée,  ce  qui  lui  permet  de  garder

toutes  ses  propriétés  sur  une  très  longue  durée. 

 

Posologie

 La voie perlinguale (sous la langue). L’absorption est immédiate et va dans les vaisseaux sanguins. Cela ne passe pas par le foie. Elle évite aussi les enzymes digestives et le mélange avec le bol alimentaire, donc il y a une rapidité exceptionnelle d'absorption par l'organisme,sans dégradation des principes actifs.

en prévention :

15 gouttes dans un fond d'eau ,1 fois par jour pendant 15 jours repos 15 jours.

si contagion ou infection :

15 gouttes 3 fois par jour sur 15 jours

 

 

  

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