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Résumé

Dans nos sociétés modernes, l’incidence des cancers ne cesse d’augmenter malgré les progrès thérapeutiques et ces pathologies demeurent une cause majeure de mortalité. Par ailleurs, les traitements anticancéreux présentent souvent de nombreux effets secondaires et les patients sont en demande de traitements complémentaires naturels, susceptibles d’améliorer la qualité de vie lors de chimiothérapies lourdes.

La propolis présente à cet égard un réel intérêt pour de nombreux types de cancer. La prise de propolis lors de chimiothérapie ou de radiothérapie permet de diminuer les effets secondaires des traitements, en particulier d’améliorer l’immunité des patients par un effet positif sur les cellules sanguines. L’efficacité antiseptique de la propolis offre en plus une bonne protection contre de nombreux germes chez des patients fragiles.

Par ailleurs, des étudesin vitroont montré que la propolis inhibe la multiplication de plusieurs lignées de cellules cancéreuses. L’efficacité de cette inhibition dépend de la composition de la propolis qui varie selon les sources végétales. Des recherches récentes ont mis en évidence l’importance des dérivés de l’acide caféïque dans cet effet cytostatique. De plus, des étudesin vivomenées sur des souris à l’Université de Zagreb montrent que l’association de propolis aux traitements anticancéreux (5-FU, mitomycine) améliore significativement la survie des souris par rapport au traitement anticancéreux seul. Ces résultats prometteurs devraient stimuler des études futures pour caractériser les phénomènes de synergie1 probable entre traitements anticancéreux et propolis, tout en améliorant la tolérance du traitement et l’immunité du patient.

Introduction

Les abeilles utilisent la propolis pour le calfeutrage de la ruche et le maintien d’une asepsie interne (momification des cadavres à l’aide de propolis). Elles en enduisent l’intérieur de la ruche (cadres, fissures), ce qui s’explique par les propriétés pharmacologiques de la propolis. En effet, cette résine est secrétée par les arbres pour protéger leurs bourgeons : selon les espèces végétales, cette résine présente une coloration variable (ambrée, verte, rouge, brun foncé) et une consistance collante et translucide.

Sa composition varie de même en fonction des arbres, mais toutes les propolis renferment une multitude de substances actives d’origine végétale (huiles essentielles, flavonoïdes, dérivés de l’acide caféïque) qui présentent des activités antiseptiques et antioxydantes. Selon l’origine de la propolis, les composés végétaux s’élèvent à 200 ou 300 molécules. Cette composition complexe a des répercussions importantes sur l’activité pharmacologique : la synergie entre ces molécules renforce l’efficacité du mélange.

1; Synergie : l’activité du mélange est supérieure à la somme des activités individuelles. Par exemple, le mélange d’un composé A d’activité 1 combiné à un composé B d’activité 1 présente une activité globale supérieure à 2.
Utilisation de la propolis dans le traitement des cancers

De par ses propriétés pharmacologiques, l’utilisation de propolis dans le traitement des tumeurs présente de multiples effets bénéfices pour le patient et améliore la tolérance des traitements chimiothérapiques et radiothérapiques de manière significative.

D’une part, les propriétés antiseptiques très étendues de la propolis (antibactérienne, antifongique, antivirale) permettent une protection efficace envers un grand nombre de germes infectieux (voir tableau 1). L’efficacité de la propolis sur des germes multi-résistants, comme les staphylocoques dorés résistants à la méticilline (MRSA), a été démontrée à de nombreuses reprises.

 

Tableau 1 : Activité de la propolis sur les germes potentiellement responsables de complications infectieuses.

 

 

 

Activité

Germes

Molécules impliquées

 

 

 

Antibactérienne

Staphylocoques (y compris MRSA), streptocoques, bacille de Koch,Salmonella,Klebsiella pneumoniae,Pseudomonas aeruginosa,Helicobacter pylori

Pinocembrine, galangine, acide caféique, acide férulique…

Antifongique

Candida,Aspergillus, Trichophyton, Microsporum

Pinocembrine, pinobanksine, acide caféique, ester benzylique, sakuranétine et ptérosilbène.

Antivirale

HSV, HIV, VSV, grippes A et B…

Acide caféique, lutéoline et quercétine

Amaebicide

inhibitionGiardia et Trichomonas

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Le spectre étendu de l’activité antiseptique de la propolis offre donc une couverture prophylactique très utile à des patients fragilisés. En effet, les traitements chimiothérapiques doivent souvent être interrompus pour cause d’infections chez ces patients, et la propolis est bien tolérée par la plupart des patients (par rapport à des antibiotiques « classiques » qui provoquent candidoses et autres désagréments).

De même, les patients sous chimiothérapies présentent souvent des déficits transitoires de certaines lignées cellulaires du sang accompagné d’un déficit immunitaire, ce qui les fragilise encore plus. Les effets secondaires de nombreuses chimiothérapies comprennent la dégradation de la formule sanguine, avec notamment une baisse importante des globules blancs et rouges, qui met parfois en péril la poursuite du traitement. Ce qui peut se révéler catastrophique dans bien des cas...  L’association de propolis à la chimiothérapie donne des résultats intéressants : les globules blancs diminuent en proportion moitié moindre et le nombre de globules rouges redevient normal au bout de 35 jours de traitement.

Mais l’intérêt de la propolis dans le traitement des cancers ne se limite pas à une protection efficace contre les infections ou à une régénération du système immunitaire. En effet, et depuis longtemps, des effets anticancéreux ont été mis en évidencein vitro, et depuis les années 1990,in vivo. Nous vous proposons un tour d’horizon d’études publiées qui souligne la nécessité de prendre au sérieux ces approches innovantes qui présentent des résultats remarquables avec une tolérance appréciable de ces traitements.

Etudein vitroetin vivode l’activité de la propolis

Les extraits éthanoliques de propolis inhibent la croissance de nombreuses lignées cancéreuses humaines dans des essaisin vitro(voir tableau 2). Les composés responsables de cet effet ont été isolés: la quercétine (antioxydant naturel), l’acide caféique et ses dérivés (CAPE) et le diterpène clérodane détruisent les cellules cancéreuses. En particulier, le clérodane présente une toxicité sélective sur les cellules tumorales. L’acide caféique provoque la mort cellulaire de lignées tumorales de cancer du sein, de mélanomes, de cancers du colon et du rein. Une autre substance appelée Artépilline C présente aussi une toxicité sélective sur les cellules de carcinomes gastriques et de cancer du poumon chez l’humain.

Des recherches récentes tentent de caractériser les mécanismes par lesquels les composés de la propolis responsables de cette cytotoxicité agissent. Il s’avère que plusieurs mécanismes sont en jeu :

            1) la propolis bloque la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur. L’interruption de l’irrigation de la tumeur la prive de nutriments nécessaires à sa croissance. L’acacétine, l’apigénine, l’artépilline C, les dérivés caféiques (CAPE), la chrysine, l’acide p-coumarique, la galangine, le kaemférol, la pinocembrine et la quercétine sont impliqués dans cette action.

Deux des composés, les esters caféiques (CAPE) et la quercétine, possèdent une forte activité inhibitrice sur la formation et la prolifération de cellules endothéliales et présentent une forte activité antioxydante. De même, l’artépilline C, la galangine et le kaempférol, qui présentent une forte activité antioxydante, possèdent aussi une puissante aptitude à bloquer l’irrigation des tumeurs. Par contraste, l’acacétine, l’apigénine, et la pinocembrine, qui présentent une activité antioxydante faible, bloquent aussi l’irrigation des tumeurs de manière considérable.

            2) la propolis stimule le système immunitaire. Une étude en double aveugle effectuée en Pologne sous la direction du Pr. Scheller montre que la propolis stimule le système immunitaire par la libération de substances qui protègent de la détérioration cellulaire. Par ailleurs, la propolis provoque la destruction de bactéries pathogènes et stimule la formation d’anticorps. Ce renforcement des défenses cellulaires augmente la résistance aux maladies. De même, l’activité des phagocytes est accrue par la propolis.

       3) la propolis favorise l’élimination des radicaux libres. De nombreux flavonoïdes contenus dans la propolis présentent de puissantes activités antioxydantes. Cette capacité antioxydante peut prévenir l’oxydation des lipides, protéines et même de l’ADN par les radicaux libres.

            4) la propolis prévient la dégradation de l’ADN. Les esters caféiques (CAPE), même à faibles doses, peuvent prévenir les erreurs de réplication dans les cellules saines et peuvent induire l’apoptose (mort cellulaire) des cellules cancéreuses. Le bénéfice est donc double: protection des cellules saines et destruction des cellules cancéreuses. Cet effet sélectif a été confirmé par l’étude de Su et al. (1995) et la protection de l’ADN des cellules saines a été confirmée par plusieurs équipes (Banskota et al 2001, Suzuki et al, 2002).

            5) la propolis présente un effet antitumoral. La capacité de destruction des cellules cancéreuses a été démontrée à la fois dans des étudesin vitroet dans des études animalesin vivo. Un des composés responsable de cet effet est encore l’artépilline C, qui provoque la fragmentation de l’ADN des cellules cancéreuses (Kimoto et al 1998). Cet auteur a montré que des injections intratumorales de 500 mg d’artépilline C provoque l’apoptose des cellules tumorales et l’élévation des défenses immunitaires.

L’administration orale de CAPE à des souris souffrant de tumeurs des poumons entraîne une réduction de la taille des tumeurs de 50% (Nagaoka et al 2002). Par comparaison avec un traitement au cisplatine, aucune différence n’est constatée pour l’efficacité des traitements, mais les souris recevant le cisplatine présentaient des pertes de poids significatives non observées avec la propolis (Nagaoka et al 2003). Ces auteurs concluent que les esters caféiques (CAPE) présentent un effet cytoxique et diminue le caractère invasif de ces métastases.

            6)la propolis présente une synergie avec les traitements chimiothérapiques classiques. La propolis agit en synergie avec les traitements chimiothérapiques comme le 5-fluorouracile (Suzuki et al 2002). Les propriétés antioxydantes de la propolis réduisent les effets secondaires des chimiothérapies sans amoindrir leurs effets thérapeutiques (Santos & Cruz 2001). Lors d’essais sur des souris avec deux produits anticancéreux (mitomycine C et 5-FU), la combinaison des drogues et de la propolis provoquait de loin l’effet de régression le plus grand, spécialement dans les stades avancés, par rapport aux drogues isolées. L’utilisation de la propolis conduisait à des niveaux supérieurs de globules blancs et rouges, et à des effets secondaires moindres. Cette étude concluait que la propolis améliorait la biodisponibilité des drogues prescrites. Par conséquent, l’effet désiré pouvait être atteint à des doses inférieures avec moins d’effets secondaires.

A l’université de Zagreb, un programme de recherches sur la souris a été mis en place par Ivan Basic et sa collègue Nadia Orsolic. Apres inoculation de cellules cancéreuses, l’étude vise à vérifier l'effet de plusieurs substances, dont la propolis, en préventif et en curatif, et à plus ou moins long terme. Le premier enseignement est la confirmation de la synergie qui existe entre les composés de la propolis : alors que le lot de souris témoins développaient en moyenne 62 métastases, le lot traité avec l’acide caféique présentait 43 métastases en moyenne et le lot traité avec la propolis 22 métastases. Cela confirme la synergie postulée puisque l’acide caféique est connu pour ses effets anticancéreux. A noter que si le traitement est préventif, les résultats sont encore meilleurs.

Par ailleurs, la propolis renforce l'effet des chimiothérapies, ce que confortent deux types d'études. L'équipe de Zagreb remarque d’abord que la propolis se montre plus efficace qu'un produit couramment utilisé en chimiothérapie, l'épirubicine. Ainsi, alors que le lot témoin développe 62 métastases en moyenne, la chimiothérapie limite leur nombre à 28 et la propolis à 15 ! Mais dans un deuxième temps, les chercheurs montrent que l’association de la chimiothérapie et de la propolis réduit le nombre de métastases à 4.
 
Par ailleurs, une étude japonaise confirme ces résultats. L’association de la propolis avec la Mitomycine ou le 5-FU, deux traitements classiques du cancer, permet de stopper leur croissance au bout de trois semaines, alors que les chimiothérapies ne font que la ralentir. Le pronostic des souris est légèrement amélioré par la propolis ou les anticancéreux : la mort survient en moyenne au 20ème jour pour le lot témoin, au 25ème jour pour le lot traité par la propolis et au 75ème jour pour le lot traité par les anticancéreux. Mais seul le lot de souris traité par la propolis et les anticancéreux voit son pronostic significativement amélioré : après 100 jours (la moitié de la vie d’une souris), 40% des souris ne sont pas mortes et l’autopsie révèle une nécrose des tumeurs qui prouve la régression synergique des tumeurs.

Enfin, Padmavathi et al (2005) étudient la combinaison du paclitaxel et de propolis chez des souris porteuses de cancers du sein induits par le DMBA. Ces auteurs concluent que les deux traitements combinés suppriment les tumeurs du sein, diminuent la peroxydation des lipides et accroissent les activités de mécanismes antioxydants comme la superoxyde dismutase et la vitamine C qui participent à des processus métaboliques essentiels.

Conclusion

De nombreux travaux de recherche confirment l’intérêt de la propolis en association avec des traitements chimiothérapiques et/ou radiothérapiques. Les activités nombreuses des extraits de propolis justifient ces résultats prometteurs, et de nombreux chercheurs soulignent que l’efficacité des traitements chimiothérapiques est accentuée par la prise de propolis, avec de nombreux bénéfices associés en termes de tolérance et de confort pour le patient. Ces chercheurs recommandent avec insistance la mise en place d’essais cliniques puisque tous les résultats indiquent les bénéfices de l’association, que ce soit en chimiothérapie ou en radiothérapie.

Par ailleurs, la complexité de sa composition et la synergie mise en évidence entre ses composés sur de nombreuses lignées cancéreuses soulignent que la pharmacologie des substances naturelles demeure encore méconnue : la thérapeutique moderne s’est enfermée dans une approche analytique dans laquelle certaines substances actives (les principes actifs) sont considérées comme seules responsables de l’activité d’une plante ou d’un mélange complexe. Cette approche exclut toute interaction entre les divers composés d’un mélange (synergie) et se limite à des composés isolés très actifs (et potentiellement toxiques), alors que les interactions pharmacologiques sont omniprésentes dans le Règne Végétal. L’analyse individuelle des composés réduit l’activité réelle du produit puisque la séparation des molécules élimine les interactions pharmacologiques existantes (synergie, potentialisation) : les produits naturels, complexes dans leur composition, présentent des activités réelles mais difficiles à mettre en évidence par cette approche analytique, alors que des molécules synthétiques isolées peuvent être facilement classées, même si cette mesure unidimensionnelle de l’activité pharmacologique est artificielle et potentiellement trompeuse.

Pour toutes ces raisons, des études pharmacologiques de l’activité anticancéreuse de la propolis sont plus que jamais nécessaires et prometteuses : des études récentes montrent que les propolis d’origine néerlandaises, portugaises, brésiliennes ou croates présentent une efficacité comparable sur de nombreuses lignées cancéreuses.


Tableau 2 : activité in vitro de la propolis sur diverses lignées cancéreuses

Lignées cellulaires

Type de cancer

Activité et  commentaires

Références

 

 

 

 

Κ-B

Carcinome du nasopharynx

Cytostatique (Ether)

Hladon et al. 1980

HeLa

Cancer du col de l’utérus

Cytostatique (Ether)

Hladon et al. 1980

HeLa

 

50 % inhibition (10 mg/ml)

Ban et al.

MCF-7

Cancer du sein

Cytostatique
(10 μg/ml CAPE)

Grunberger et al 1988

SK-MEL-28

Mélanome

Cytostatique
(10 μg/ml CAPE)

 Grunberger et al 1988

SK-MEL-28

Mélanome

Cytostatique
(10 μg/ml CAPE)

Grunberger et al 1988

HT-29

Cancer du colon

Cytostatique puissant

Grunberger et al 1988

 

Cancer rénal

Cytostatique puissant

Grunberger et al 1988

Chinese Hamster Ovary

Cancer de l’ovaire

Cytostatique (Dérivés naphtalène)

Ross 1990

HCC

Hépatocarcinome

Cytotoxique (quercétine, acide caféïque et phénylester, clérodane diterpénoïque sélective)

Matsuno 1992

Κ-B

Carcinome du nasopharynx

Cytotoxique (quercétine, acide caféïque et phénylester, clérodane diterpénoïque sélective)

Matsuno 1992

HeLa

Cancer du col
de l’utérus

Cytotoxique (quercétine, acide caféïque et phénylester, clérodane diterpénoïque sélective)

Matsuno 1992

Ehrlich C

Carcinome

Cytotoxique (in vivo)

Scheller et al 1989

 

Carcinome gastrique

Effet cytotoxique puissant (Artepilline C)

Kimoto et al 1995

 

Carcinome muqueuxin vitro

Effet cytotoxique puissant (Artepilline C)

Kimoto et al 1995

 

 

La propolis en santé humaine, propriétés thérapeutiques

 

Les produits apicoles éveillent actuellement un intérêt croissant chez les consommateurs et les producteurs. Leurs possibilités d’utilisation sont multiples, de la médecine - dans le cas du propolis -“ à l’alimentation et aux compléments nutritionnels en passant par les cosmétiques. Un examen détaillé du statut juridique des produits de la ruche sur le marché international est donc un enjeu important pour la valorisation de la production apicole. Connu sous différents noms (baume ou résine à la propolis, cire de propolis, mastique d’abeille) la propolis offre de nombreux avantages pour la santé humaine. Elle est utilisée à des fins médicinales depuis plusieurs siècles. Dès 300 avant JC, elle est citée par la médecine populaire pour ses propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes. Actuellement, la propolis est principalement utilisée comme complément alimentaire ou produit cosmétique. Elle est aussi utilisée dans certains pays comme médicament. Pour être utilisée comme produit pharmaceutique, la propolis comme tous produits naturels traditionnels, doit avoir un dossier spécial contenant: conseils d’experts (formulation, technologie, spécifications techniques, etc.), processus technologiques, procédures de validation, références scientifiques et études cliniques. En tant que médicament, la propolis est utilisée pour ses propriétés antibactériennes, antivirales, fongicides, anesthésiques, anti-ulcéreuses, anti-inflammatoires, immunostimulantes , hypotensives et anti-tumorales. Les actions sur le système cardiovasculaire se traduisent notamment par des effets antihypertenseur, hypo-glycémique, et anti-dyslipidémiques. Les actions sur le système immunitaire comprennent l’activation des macrophages, la modulation des lymphocytes et la prolifération des anticorps , la production de cytokines , et la diminution des facteurs de transcription alors que les effets anti-tumoraux observés ont été principalement attribuée à une réponse immunitaire accrue . Les effets anti-inflammatoires ont été démontrés in vivo par suppression de la production des prostaglandines et leucotriènes, ainsi que la suppression de la voie de lipo-oxygénase du métabolisme de l’acide arachidonique. Les effets de la propolis chez des patients asthmatiques ont démontré une réduction de la fréquence des crises d’asthme et une augmentation de la fonction ventilatoire. Les produits à base de propolis utilisés comme compléments alimentaires sont étiquetés avec diverses allégations de santé. Ces allégations s’appuient sur la législation européenne (règlement 1924/2006), sur des références scientifiques de livres et de revues, des rapports scientifiques (en santé humaine et animale, étude in vivo et in vitro, méta-analyse, études cliniques). Ces allégations de santé sont signalées dans les pays de l’UE, mais malheureusement, le Conseil scientifique n’a reconnu que certaines d’entre elles, comme les propriétés antioxydantes et immuno-stimulantes. Comme produit cosmétique, le propolis est utilisé dans la santé buccodentaire comme rince-bouche, dentifrice, gel oral et pastille pour la gorge à cause de ses propriétés anti-bactériennes et anti-inflammatoires présumées et aussi dans divers produits de soins de beauté (crèmes et lotions pour le visage, shampooings, gels douche etc). Les principales allégations de santé et les propriétés thérapeutiques de la propolis seront présentées

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